Agence Marketing viral - Buzz marketing - Vanksen|Culture-buzz
 
Franæ ©s
 
Deutsch
 
English
 
Español
 
中国

BUZZ NEWS

 
 

Etude d’Universal McCann : Les internautes, nouveaux influents

 

Posté le 11 septembre 2008
C. Werle

 

Comment l’internet nous a tous transformé en influents ?

Avant l’arrivée des médias sociaux et du web 2.0 avec toutes ses possibilités de partager des informations et des opinions, les gens s’adressaient aux experts ou à des proches pour obtenir des renseignements sur un service ou un produit. Aujourd’hui, les comportements ont profondément changé. On remarque une tendance intéressante : les internautes font confiance à d’autres internautes inconnus pour obtenir des conseils.

Ceci est l’un des résultats d’une étude menée par Universal McCann auprès de 17.000 internautes dans 29 pays et baptisée "When did we start trusting strangers ?" («  Depuis quand faisons-nous confiance à des inconnus ?  »). Elle montre que les consommateurs ne sont plus passifs mais, au contraire, passés à un comportement très actif voire même créateur. Ils sont devenus de véritables « consomm’acteurs ».

L’étude décrit un « nouveau paysage d’influence » qui se caractérise par 3 tendances importantes : l’évolution des médias sociaux, l’importance des amis numériques et la prolifération des canaux d’influents. Elle nomme aussi les impacts de ce phénomène : une économie d’influence, la démocratisation de l’influence et les nouveaux « super influents ».

Quelques chiffres pour illustrer les résultats :
-  44% des personnes interrogées tiennent un blog (28% en 2006)
-  57,5% ont créé leur page sur un réseau social (27% en 2006)
-  42% téléchargent des clips vidéo (10% en 2006)
-  34% des utilisateurs partagent leurs opinions sur la musique
-  55% partagent des photos sur internet

Les internautes ne font pas tout à fait confiance aux marques. Même s’ils visitent les sites officiels de ces dernières (69%), ils préfèrent chercher des informations sur un produit via un moteur de recherche (82%) ou lire les commentaires sur des profils personnels, sur Facebook par exemple (55%).

Pour échanger son opinion sur un produit avec d’autres internautes, MSN Messenger est l’outil favori (44.5%), suivi de l’e-mail (42.4%), des blogs (30.4%) et des réseaux sociaux (27.6%).

Les conclusions

L’arrivée des médias sociaux permet à des millions de personnes de créer du contenu et de publier leur opinion en ligne. Les interactions sociales se sont virtualisées, la communication prend désormais place par écrit sur le web. Grâce aux réseaux sociaux, nous faisons la « connaissance » de gens que nous n’aurions peut-être jamais connus dans la vie « réelle » et nous sommes capables de maintenir le contact avec d’anciennes connaissances, ce qui n’était pas aussi facile avant l’ère du web, où seul le téléphone permettait de passer outre les distances.

Les médias numériques facilitent les interactions et le partage d’influence (en envoyant des liens ou des vidéos, par exemple). Grâce à ces nouveaux outils, exercer une grande influence ne requiert plus de grands efforts.

Le résultat de cette étude certainement le plus intéressant : Nous accordons la même confiance aux recommandations d’inconnus qu’à celles d’amis. Et nous faisons davantage confiance aux informations issues des médias sociaux qu’à celles émanant des marques.

Les répercussions sur l’économie

Selon McCann, nous nous trouvons aujourd’hui dans une « économie d’influence ». Les marques sont contraintes de réagir à de nombreuses opinions publiées sur le web, de devenir plus transparentes et de s’ouvrir aux médias sociaux. Musique, films et technologie sont les domaines de prédilection des internautes, mais on retrouve le phénomène dans d’autres domaines aussi variés que la finance, l’immobilier ou l’assurance. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce sont les pays asiatiques et les marchés émergents qui agissent à la pointe de cette évolution.

L’influence se démocratise : beaucoup d’individus peuvent être influents voire même « super influents ». Ces derniers sont très actifs dans les médias sociaux, ils créent et partagent des contenus riches.

Quelles sont les implications pour les marques ?

Selon McCann, les marques devront agir selon quatre principes :
- Être transparent et honnête avec les consommateurs sans entrer dans l’hyper-transparence
- Participer à la conversation voire générer des discussions : créer des blogs, être présent sur les réseaux sociaux, etc.
- Considérer chaque personne comme un influent potentiel et encourager leurs cibles à partager leurs opinions
- S’adresser aux nouveaux créateurs : blogueurs, créateurs de vidéo, podcasteurs, etc.

Selon McCann, ce sont ces derniers qui représentent une des forces les plus importantes dans les années à venir. Les marques devront travailler avec eux et surtout ne pas les sous-estimer.

En résumé, une belle étude très intéressante et riche en informations. Une lecture obligatoire pour toutes les marques ainsi que pour les agences web.


Add This

Sources :
- Universal McCann

Catégories :
Marketing & Buzz
Media
Technologie
Etudes & Chiffres


 

Commentaires

1. jeudi 11 septembre 2008 attime 21:52, par martial :: when did we start trusting strangers ?

« When did we start trusting strangers ? »

Nous l’avons constaté, les internautes s’adressent désormais à leurs pairs pour les aider à choisir produits et services. Peu importe que ces derniers connaissent ou aient déjà rencontré ceux qui les conseillent. C’est une étude menée par Universal McCann auprès de 17000 internautes qui le révèle. Ils demandent l‘avis d’autrui et cet avis est crédible à leurs yeux.

Eux-mêmes sont également producteurs de contenu sur le web. 44% écrivent des blogs contre 24% en 2006. 57% créent des pages sur des réseaux sociaux contre 27% en 2006.... Chaque internaute est en passe de devenir un média.

Que s’est-il passé pour en arriver là ? L’évolution sociologique a été déterminante au cours du XXème siècle. Nous sommes entré dans l’ère de la post-modernité. Quelle est la caractéristique de la postmodernité ? La post-modernité diffère de la modernité par son absence de référence transcendantale. C’est-à-dire divine ou sacrée. Contrairement à ce que l’on imagine, Malraux s’est trompé lourdement. Le XXI ème siècle n’est absolument pas spirituel. Par une surexposition médiatique, le monde perçoit une menace religieuse, mais celle-ci est uniquement l’objet d’intégrismes divers, qui ne sont que des épiphénomènes par rapport à la tendance majeure qui cristallise une désacralisation prodigieuse. La religiosité croissante n’est donc qu’une pure chimère. Comme l’a prédit avec justesse Nietzsche, Dieu est mort. L’homme est désormais seul face à son destin. Et Auschwitz lui a montré à quel point il pouvait se renier lui-même, dans une apothéose nihiliste qui l’a brutalement jeté dans la post-modernité. Plus question dès lors d’imaginer un Dieu. Il n’aurait pas permis une telle chose.

C’est la loi du marché et sa capacité à pourvoir aux besoins individuels et collectifs qui s’est substitué à Dieu. Du « pouvoir », nous sommes passé au « pourvoir ». La mort de Dieu comme le renoncement du père à produire de l’interdit, l’arrivée d’un régime télécratique, qui occupe l’espace de « cerveau disponible » pour reprendre l’expression de Patrick Le Lay (http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Le_Lay), l’ont définitivement propulsé dans un comportement de consommation aussi compulsif que salvateur.

Il faut voir dans le clanisme mis en valeur par Maffesoli (Le temps de tribus- 1988) (http://1libertaire.free.fr/Maffesoli03.html), non pas un courant structurant, mais une conséquence éphémère d’un libéralisme rayonnant poussé jusqu’à son stade ultime.

L’ultra-individualisme (et non le clanisme, contrairement à une erreur largement répandue – je l’ai la plupart du temps constaté en écoutant mes confrères publicitaires) qui en résulte pousse les individus à se mettre en valeur, à essayer d’exister par eux-mêmes, sans qu’ils aient les armes de leur propre construction (voir Dany Robert Dufour « L’art de réduire les têtes ») (http://1libertaire.free.fr/DRDufour04.html).

Cet ultra-individualisme a donné naissance à la tendance de l’ego-casting, parfaitement illustrée par la téléréalité (Star Ac, etc….).Warhol n’avait-il pas promis à chacun son quart d’heure de célébrité ?

Que l’homme produise sur internet n’est donc pas étonnant. Cette tendance s’inscrit dans une suite logique de l’histoire. Reste à savoir comment cette nouvelle production va produire des effets positifs et constituer un pharmacone (au sens de Bernanrd Stiegler), c’est-à-dire un remède permettant de sortir du statut dans lequel la post-modernité l’a plongé. Quoi qu’il en soit il faut encourager cette nouvelle forme de production-consommation. Comme tout pharmacone, il constitue un danger. Il est à la fois remède et poison. Il faut veiller sur lui comme les anciens veillaient sur le feu. Lui aussi avait la capacité de préserver la vie comme celle de la détruire. voir sur www.leblogdecarredeciel.com

Ajouter un commentaire

Modération à priori
 

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.


Un message, un commentaire ?
 


Texte de votre message :
Qui êtes-vous ? (optionnel)
 



Lien hypertexte (optionnel)
 

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d'informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)


Titre :


URL :


 

Code de sécurité
 
 

Recopiez le code :

 Code 

 
 


Les autres articles de cette rubrique

 
 
 
 
 
 


Voir les autres articles